Petite présentation ...

Je n'ai que 18 ans, je ne me dis pas écrivain loin de là, j'ai juste une passion pour l'écriture.

Cela peut plaire, comme le contraire. Mais bon toute critique est bonne à prendre n'est-ce pas ?

Ne vous attendez pas à des grands écrits, ce n'est pas le cas. Je peux très faire dans le nunuche comme dans le trash tout dépend de mon humeur disons.

Petit avertissement .... J'ai pour habitude d'écrire des histoires gay... oui vous lisez bien GAY, et je ne TOLERERAI AUCUNE REMARQUE SUR CELA.

J'estime pouvoir écrire ce que je veux, et ce n'est pas les remarques de petits merdeux d'homophobes qui m'en empêcheront ^^

A part cela, je sais que ça peut plaire à certains donc, je vous invite à lire ^^ et j'espère vraiment que vous apprécierez ^^

Bonne lecture

Sly'

# Enviado el jueves 02 de julio de 2009 15:27

Modificado el miércoles 22 de julio de 2009 07:57

Tableau de Bord

Un petit article qui explique où est quoi ... C'est toujours plus simple que de devoir chercher =D

De plus sur cet article je mettrai les releases ^^

RELEASES :

10/07/09 : Un cinquième chapitre de HEART SORROW où il y a un peu plus de mouvement ! Et ce au sens littéral du terme lol bonne lecture !
20/07/09 : Et voilà ! Un sixième chapiter de HEART SORROW , Bonne lecture !
26/11/09 : Un septième chapitre de HEART SORROW, avec pas mal de temps (u_u) bonne lecture !




Page 1 : suicide Collectif - OS
Page 1 : Heart Sorrow : Chapitre 1 [YAOI]
Page 1 : Heart Sorrow : Chapitre 2 [YAOI]
Page 1 : Heart Sorrow : Chapitre 3 [YAOI]
Page 1 : Heart Sorrow : Chapitre 4 [YAOI]
Page 1 : Heart Sorrow : Chapitre 5 [YAOI]
Page 2 : Heart Sorrow : Chapitre 6 [YAOI]
Page 2 : Heart Sorrow : Chapitre 7 [YAOI]

# Enviado el jueves 02 de julio de 2009 15:37

Modificado el jueves 26 de noviembre de 2009 14:04

•◘• Suicide Collectif •◘•

SUICIDE COLLECTIF


Je compte les secondes, exactement je compte le temps que je mets à mourir. Je sens la vie me quitter. Mon sang coule sur ce carrelage froid où je suis allongée, où à côté de moi repose le petit rasoir qui me servit à me trancher les veines. Je suis sûre que tu vas rentrer, je ne sais pas encore quand mais de toute manière se sera trop tard. La vie et le sang, cela coule vite. De toutes les manières même si tu étais là tu ne me verrais pas. Tu ne me parles plus, ne me regardes plus, que t'ai-je fait ? Moi qui t'aime tant. Je préfère quitter ce monde et laisser ma place à quelqu'un qui saura mieux te faire comprendre à quel point elle t'aime.

Mince, j'avais mal jugé le temps que tu mettrais à aller faire ton tour quotidien qui prend quelques heures d'habitude, même parfois tu ne reviens pas, mais là cela ne fait que dix minutes que tu es parti. J'entends tes pas, je ne m'affole pas de toute façon je n'en ai plus la force. Tu m'appelles et tu me cherches. Pourquoi ? Toi qui depuis un temps ne me vois pas, transparente. Je ne réponds pas, comment aurais-je fais ? Moi qui suis en train de baigner dans mon propre sang. Tu me rappelles, je savais au son de ta voix que tu es énervé, je te connais par c½ur. Je priais pour que tu ne me trouves pas, ou du moins pas en train d'agoniser. Mais une petite part de moi-même, celle révoltée, voulait que tu voies le résultat de ton indifférence. J'avais très froid, peut-être à cause du carrelage, ou alors le souffle de la mort, qui sentait déjà venir sa prochaine victime. Je t'entends te rapprocher. Tu me demandes où je suis. L'idée te faire venir me traverse l'esprit mais après tout un suicide se fait seule, tu n'as pas besoin d'assister à ma mort. Et c'est là que tu ouvres la porte, découvrant mon corps nue sur ce carrelage blanc que nous avions choisi ensemble à l'époque. Je suis certaine que ce qui te choqua en premier fut tout ce rouge ruisselant entre les carreaux blancs.

- Mon dieu, qu'as-tu fais ? me demandes-tu en courant vers moi.

Pourquoi me poses-tu cette question idiote alors que cela est si évident. Si un jour on m'avait dit que je me suiciderais pour un garçon je ne l'aurais pas cru. Je te regarde, ou du moins j'essaye, pour la dernière fois. Tu es affolé, tes yeux et tout ton corps tremblent. Tu es si beau quand tu es dans cet état. J'aurais seulement voulu que tu t'affoles pour moi avant, que tu vois mon état de détresse. Je regarde ton visage angélique avec tes yeux gris et tes mèches blondes retombant sur ton visage. Tes yeux se voilent, je n'y crois pas tu pleures. Je peux voir les gouttes brillantes comme des diamants sur tes joues.

- Pourquoi as-tu fais cela ? me demandes-tu.

Tu sembles vouloir des réponses. N'en connais-tu donc pas la réponse ? Je te vois prendre une serviette et faire un garrot pour arrêter l'hémorragie.

- Reste avec moi, me supplies-tu.
- C'est... trop tard, murmurais-je.
- Non, ne dis pas ça.

Tu fonds en larme. Je sens encore un peu plus la vie me quitter. Mon c½ur bat moins vite. J'ai beaucoup de mal à réfléchir.

- Je préfère te quitter, avant que tu ne me quittes pour de bon avec une autre, j'ai pris les... devants, dis-je avec beaucoup d'efforts.

Sur le coup tu ne comprends pas, je pense, le sens de mes paroles puisque tes yeux s'écarquillent.

- Te quitter ? Jamais je n'aurais pu te quitter. Je suis désolé si je t'ai fait du mal... pardon j'ai été distant. Ce n'était pas contre toi, je suis tellement con.
- Quelle est la raison ?
- Ne t'épuise pas les secours vont arriver et ils vont te sauver.
- Non, je ne crois pas, je veux seulement des réponses.
- Ma s½ur... a un cancer, elle n'a plus que quelques mois à vivre. Pardonne moi de te l'avoir caché. Je t'aime tellement pardonne moi.
- Te pardonner ? C'est à toi de me pardonner. Je t'...

Ma voix s'éteint de plus en plus.

- Pas besoins de me le dire, ce que tu as fait me le prouve, me dis-tu.

Je suis soulagée, tu m'aimes, même si mon sacrifice ne sert plus à rien à présent. J'ai, je pense des regrets, mais je ne sais pas trop, mon cerveau a du mal à dissocier mes idées. Je te vois avec difficulté enlever ton t-shirt. Mais que fais-tu ? Tu t'allonges près de moi, dans mon sang.

- Restes avec moi, me murmures-tu à mon oreille.

Je frissonne, j'ai compris le sens de ta phrase. Et je ne peux pas m'empêcher de sourire. Je commence à perdre la vue, toutes les choses autour de moi deviennent floues. Nous sommes là tous les deux allongés sur le sol. Toi, m'enlaçant et moi en train de mourir, nous attendons que ça passe. La dernière chose que je vois avant de sombrer dans la mort, est ta main prenant le petit rasoir et taillader dans ton poignet droit et me murmurant :

- A tout à l'heure, je te rejoins dans le monde des anges.

Et là je comprends que tu ne me quitterais plus jamais. A jamais et pour toujours unis jusque dans la mort.




Pardonnez, ce texte quelque peu lugubre, j'étais à moitié dépressive mais il me tient à coeur dû au dur moment que j'ai passé. Même si je le trouve moyen ^^ lol. Merci ^^

Sly'

# Enviado el jueves 02 de julio de 2009 15:59

Modificado el sábado 04 de julio de 2009 04:09

•◘• Heart Sorrow •◘•

Cette histoire est du type Yaoi, et elle se déroule entre deux personnages principaux qui sont Killian et Matthéo. Un chapitre sur deux, le point de vue change c'est à dire que l'on est une fois dans la tête de Killian, une fois dans celle de Matthéo. Bonne lecture !




Chapitre 1 : Matthéo : Douleur exquise



Une lame, mon poignet. C'est comme d'habitude. Le même rituel, la même saloperie de lame que je tiens dans ma main. J'hésite, ça aussi c'est devenu une habitude. Après tout, tout le monde hésiterait avant de se couper lentement dans le poignet. Si je me loupais, je pense que je réussirais à mourir. Je ne vais jamais jusqu'au bout. Je ne suis qu'un lâche en fait. Je n'ai même pas le courage de me prendre la vie qu'une ''mère'' m'a donné. Oui, une ''mère'' avec de gros guillemets. Elle m'a mis au monde et elle s'est barrée, je ne sais pas... n'appelle-t-on pas cela simplement un géniteur ? En tout cas, elle n'a rien à voir avec moi. J'appuie un peu sur ma lame, l'habitude fait que je sais doser maintenant ou presque. Un dérapage peut toujours arrivé. ''L'erreur est humaine'' d'après un philosophe dont je ne me rappelle même pas le nom. Le sang coule... bon dieu, si il existe, que cela fait du bien. Une fine entaille s'est dessinée, bizarrement et paradoxalement je trouve ça joli. Pas la chose la plus belle du monde, non. Mais joli quand même. Je ne suis pas bizarre, mais bon qu'est-ce que la normalité ? Ça pique, cette sensation est agréable. En fait je pense que je suis simplement maso. Je ne suis pas suicidaire non plus. Enfin je ne sais même pas ce que je suis...

- Matthéo ! Viens manger !
- J'arrive !

Retour à la réalité. Je remets mon pull, mon père n'aimerait pas voir ce que je fais. Je descends et il m'attend en bas de l'escalier.

- Dis-moi mon garçon, tu comptais me dire quand, que tu séchais tes cours d'EPS ?

Il a l'air furieux, je le comprends. Le pauvre si il savait, il n'y pas que ça que je fais au lycée.

- Euh... papa, on fait baseball et franchement cela ne m'intéresse pas. Non pas que je sois un fainéant, mais je n'aime pas un point c'est tout. J'irais sûrement au prochain trimestre.
- Tu as plutôt intérêt, je ne te couvrirai pas pendant toute ton année scolaire.
- Je me doute... Au fait on mange quoi ?

Il vaut mieux pour moi que j'esquive le sujet. Mais il ne me punira pas, je le connais. Je suis son précieux fils après tout. Il a déjà perdu ma mère, il a peur de me perdre aussi... et j'ai honte de dire que j'en profite. Mais il n'y a pas que pour ça qu'il me surprotège...

- Boulette et pâtes, ça te va ?
- Mais ouais...
- De toute manière, tu n'aurais rien eu d'autre.

Je ris légèrement. Parfois mon père tente de faire de l'humour... Et c'est son échec qui me fait le plus rire. Je m'assois à table et je mange sans vraiment de grande motivation. Rien que le fait de devoir mâcher me donne une immense flemme. J'entends la serrure, c'est mon père. Comme à son habitude il sort pour fumer une cigarette. Mon poignet me picote. Je ne sais plus exactement pourquoi j'ai commencé à faire cela. D'après mon psy, c'est dû à la suite de mon traumatisme... En effet, peut-être que ça l'est. Après tout, se faire violer par deux mecs, lorsque l'on a à peine 15 ans et se faire charcuter le dos au point d'avoir une cicatrice de 30 centimètres, n'est pas traumatisant ? De quoi se mêlent-ils tous ? Si cela me soulage, qu'ils me foutent la paix. Et dire que ces deux connards courent encore. ''Pas de preuves tangibles'' selon la police, mais bon, ils ont dit ça une fois qu'ils ont su que j'étais gay. Peut-être me prennent-ils pour un allumeur qui ne pense qu'à se faire mettre ? Je regarde la boulette de viande dans mon assiette, ça m'a coupé l'appétit. Je débarrasse la table et je remonte dans ma chambre. J'enlève mon t-shirt et me regarde dans la glace. Cette cicatrice blanchâtre traversant tout mon dos me délivre un message ''tu ne nous oublieras jamais''. Ce n'est pas faux. Je me suis toujours demandé : pourquoi moi ? Il y avait pleins de mecs dans cette ville, pourquoi a-t-il fallu que se soit moi ? Je ne l'ai jamais compris, et mes anciens amis n'ont jamais compris pourquoi je ne leur parlais plus et pourquoi j'avais soudainement déménager.
J'en ai marre, trop de réflexion tue la réflexion. Je vais me coucher j'ai le cerveau en compote. Je peux déjà prévoir que je ne dormirais pas beaucoup, le même cauchemar comme tous les soirs. Puis merde, j'ai envie de dormir pour une fois. Je prends un cachet de somnifère. La moitié de ce cachet endort un chien de 50 kg à peu de chose près. Je pense que je vais bien dormir.




Voilà, un premier chapitre. A la base, je ne voulais pas publier cette fiction, mais je ne sais pas j'en ai eu quand même l'envie par la suite =) J'espère avoir vos avis ^^ Merciii

Sly'


Pix : Un dessin d'une mangaka que je vénère ... Naono Bohra.




•◘• Heart Sorrow •◘•

# Enviado el viernes 03 de julio de 2009 04:33

Modificado el viernes 03 de julio de 2009 04:55

•◘• Heart Sorrow •◘•

Chapitre 2 : Killian : Fais-moi mal, j'en veux encore...



Douleur, plaisir, ce petit mixe qui crée l'extase. Je suis attaché, emprisonné, mais j'aime ça. Il n'y pas de nom à ce plaisir pervers qui m'exalte tant. Il ne faut pas chercher à me comprendre. De toutes les manières, je ne me comprends déjà pas moi-même et mes parents ont abandonné depuis longtemps.

- Alors Killian ? Comment veux-tu être pris ? Douleur ou douceur ? Une lettre peut faire toute la différence.

C'est mon amant. Un homme d'âge mûr d'environ 30 ans. J'en ai 17, et c'est un peu ça qui m'excite. Ça a son charme, du moins pour moi ça en a. Lui, aime les jeunes, moi j'aime les dominants. Chacun y trouve son compte et c'est très bien comme ça. Mais je ne comprends pas. Pourquoi vient-il me parler de douceur ? Cette chose vaine qui ne donne que des illusions. Croire en ce qui n'est pas, n'est pas mon genre, et se faire prendre même avec douceur est douloureux. Alors il ne sert à rien d'essayer de me faire croire le contraire. Je l'ai compris depuis longtemps déjà. J'aime la douleur, je ne sais pas trop pourquoi. Je suis plein de vices enfin de compte. L'homme n'est pas parfait après tout, mon professeur de philosophie nous l'a assez répété. Mais moi... Je crois que je les bats tous. Si dans une soirée, alcool, sexe et douleur sont associés, c'est l'extase à coup sûr.

- Alors ? Ta réponse ?
- Es-tu idiot ? Tu la connais, non ?

Je n'ai pas le temps de prendre ma respiration que je sens son sexe vigoureux s'insérer en moi. J'ai l'impression de me déchirer en deux. Les larmes montent, et j'ai envie de hurler. C'est cet sensation que j'aime et c'est ce qui fait de moi un ''monstre'' totalement masochiste.

- Tu aimes ?

Il me demande ça naturellement entre deux coups de hanches.

- Évidemment.

Et c'est bien vrai de toute manière. Ce mec est particulièrement doué au lit, c'est un avantage.

- Et tu m'aimes ?
- Tu le sais, non ?

Je n'aime pas répondre à cette question, pour moi, avec le sexe il n'y a pas besoin d'amour.

- Plus fort...
- Tu vas souffrir, Killian.
- Je sais.

Je sais que ce n'est pas une attention de sa part de me dire ça, juste une menace. J'ai un sourire qui en ferait frissonner plus d'un. Romain me mord dans l'épaule et je sens mon corps se secouer. C'est la meilleure soirée de ma foutue semaine. Il accélère le mouvement, la meilleure partie. J'ai été satisfait, mais je sais que ce plaisir est éphémère. Demain, je me sentirai vide... encore. Je sens Romain se tendre et me remplir. D'ailleurs ''me remplir'' dans le sens propre comme métaphorique. Il se retire lentement et me regarde en souriant. Il me délie les mains et je me lève, totalement nu, prêt à sauter dans la douche et à partir. Lui, me reluque.

- T'es beau.
- Et toi t'es cinglé.

Je ris discrètement. Je fais exprès de m'attarder pour qu'il me regarde de dos, je sais qu'il aime ça. Ce petit pervers aime voir l'½uvre de son travail.

- De nous deux, tu es le pire. Quel garçon de 17 ans coucherait avec un vieux comme moi ? Et surtout qui aimerait autant la douleur que toi ? Parce que aimer se faire fouetter et autre n'est pas très commun.
- Ouais... Mais tu aimes ça.

Je le regarde lubriquement. Si je ne pars pas immédiatement pour la douche, je serai bon pour un second round. Non m'en déplaise, mais j'aurais beaucoup de mal à rester assis toute une journée au lycée. Je fonce vers la salle de bains sans regarder derrière moi, mais je sens quand même ses yeux posés sur moi.

La salle de bains me paraît si calme à côté de ce que l'on vient de faire. Je ferme le verrou. Je n'ai pas très envie d'avoir sa compagnie pour me doucher. J'allume l'eau chaude... voire bouillante. Je l'aime comme ça. Je ressors de là je ressemble plus à une écrevisse qu'à un être humain. Bordel, j'ai mal aux fesses. Il m'a bien défoncé le cul cette fois-ci. Je commence à sentir ce qu'il se passe à l'intérieur de moi. Personne ne peut voir ni même s'apercevoir de se qu'il se passe. Après tout je ne fais que m'éteindre. Et pourtant ce n'est pas faute d'essayer de rester en vie. J'ai envie de vomir, toutes mes pensées m'éc½urent. Je suis un être lamentable. Mes poignées portent la trace des liens qui me tenaient tantôt. Il n'a pas hésité à serrer, je suis content. J'ouvre la porte, une douche vite fait est suffisante j'en reprendrais une ce soir. Après tout je vis seul, c'est beaucoup plus facile de cacher mes vices. Mes pauvres vieux, ils ne savent plus quoi faire de moi. Mais moi je ne leur demande rien à part de me foutre la paix, c'est pas très compliqué, hein ?

Je m'habille à la va vite. Je sais que Romain dort. Après l'effort, le sommeil. C'est un vrai loir après tout. Je me suis vraiment habillé vite fait. En fait, si le monde ne dormait pas déjà, on aurait pu vite faire la conclusion que je venais juste de baiser. Mes converses ne sont même pas fermées. Je retourne dans la chambre et il dort vraiment. D'un poing fermé. Il est plutôt mignon quand il dort, ses cheveux noirs complètement en bataille, contrastant totalement avec les mieux d'un blond qu'on ne peut même pas vraiment qualifier. Ça lui donne un charme en vérité. Mais bon, comme tout, je vais vite me lasser et il le sait. C'est comme ça. On est pareil. Il sait ce qui l'attend. Je le regarde une dernière fois avant d'ouvrir la porte d'entrée avec mon sac sur le dos. Ce pervers n'a pas pu attendre que je sois en weekend pour me baiser.

Je sors, je ferme la porte. Un escalier et j'atteins enfin l'air frais que m'offre la nuit. Je descends d'une rapidité qui me surprend moi-même. J'avais raison. Madame la nuit est encore sympa pas avec moi ce soir avec son petit air frais qui ne peut qu'être bien accueilli. Il doit être deux heures du matin. Je suis complètement fou de sortir à une heure pareille, diraient certains. Mais moi je m'en fiche. Me faire agresser me ferait une bonne expérience. Je ne suis pas contre l'idée. Pas de bus pour rentrer ça c'est sûr, je vais rentrer à pied, en priant de ne pas avoir trop mal aux fesses pour demain. Après tout, je ne suis qu'un monstre pervers. C'est ce que penseraient les autres si ils découvraient mon secret. Mais si vous créiez une douleur pour en remplacer une qui serait insupportable, si vous faites ça, n'avez vous pas l'impression que vous pourrez oublier cette douleur même pendant un instant ?




Et voilà... un deuxième chapitre, le troisième est déjà écrit je le posterai très prochainement. Merci pour vos commentaires pour le premier chapitre. Bonne lecture ! Laissez vos commentaires =)

A bientôt
Sly'

Pix : de .. elle Merci Katia ^^

•◘• Heart Sorrow •◘•

# Enviado el domingo 05 de julio de 2009 18:19

Modificado el lunes 06 de julio de 2009 15:15

•◘• Heart Sorrow •◘•

Chapitre 3 : Matthéo : Première rencontre ...



Ennui mortel. C'est comme ça que je définirai ma journée de cours. Ma lame me manque. Le bracelet, qui cache mes fines cicatrices, m'énerve. Les voir soulage ma conscience, si du moins j'en possède une. Je regarde mon exercice de maths avec une totale indifférence. D'ailleurs est-ce que les exponentielles vont m'être un jour utiles dans la vie ? Probablement que non. Ma voisine de table, si j'ose l'appeler ainsi, n'arrête pas de me reluquer. Ça devient vraiment agaçant. Ça ne devrait pas être permis des gens comme ça. La pouff-attitude, je pense que ce terme lui irait bien. Ce n'est pas comme si elle m'intéressait ou quoi que se soit de ce genre, de toute manière elle n'a pas les attributs pour ça.

Ça sonne. J'ai envie de pousser un cri de joie mais je me retiens. Bon dieu, le regard des gens sur moi m'énerve. J'entends souvent des ''c'est lui le nouveau, il paraît qu'il a une fois changé d'école parce que c'est un délinquant, d'ailleurs il sèche pas mal de ses cours''. Paradoxalement, c'est le fait qu'il pense que je suis un délinquant qui les attire. Comme une bande de mouches attirées par le sucre. Je n'ai pas vraiment d'amis. Je n'aime pas parler avec les autres, je suis un peu ''l'antisocial''. En plus de ça, les gens m'ont un peu classé dans le genre émo suicidaire. Pathétique. Des cheveux noirs mi-longs et un teint pâle leur suffisent. Il y a vraiment des choses incompréhensibles dans ce monde. J'entends un ''il est pas mal foutu en fait''. Oui, je suis plutôt musclé sans rien foutre et alors ? Je fais un petit sourire vers mes ''groupies''. Je me fous de leur gueule et elles ne s'en rendent même pas compte, c'est pathétique.

Je vais sécher mes deux prochaines heures. Une raison ? Aucune. Juste comme ça. Je suis un ''délinquant'' après tout. Il faut bien garder sa réputation. J'ai juste une flemme phénoménale. Et puis le toit de l'école est assez agréable au printemps. Même si l'entrée est interdite. Mais qui se soucie de ça ?

J'arrive devant la porte qui mène à l'escalier du toit. Je n'ai qu'à la crocheter. Ce n'est pas très compliqué. Savoir se taillader le poignet sans se couper une veine est une mission beaucoup plus dangereuse à mon goût. Je monte en accélérant le pas. Je me languis d'y être en fait. C'est mon repère après tout. Le porte en haut est déjà ouverte. Quelqu'un a pris possession du toit à part moi ? Peut-être les fumeurs qui ont la flemme d'aller devant la grille d'entrée. Je tourne la tête. Quelqu'un est assis à MA place. Je ne peux pas lui en vouloir, il n'est pas censé être au courant. Je vais tout simplement m'assoir à côté de lui. Ce n'est pas la peine de créer d'ennuis, en m'approchant de lui, il sursaute légèrement. Comme c'est mignon. Je ne l'avais jamais vu avant. Pourtant un mec d'un blond bizarre, super mignon ce n'est pas très commun. Surtout si ce mec a en plus deux piercings : un à l'arcade et un labret avec en prime un tatouage tribal au poignet. Ouais, pas commun du tout.

- Qu'est-ce que tu veux ?

Quelle sympathie. Le ton est froid et m'annonce tout de suite la couleur.

- Je ne veux rien, juste sécher les deux prochaines heures.
- Toi aussi ?

J'ai enfin droit à un léger sourire. Ça lui va beaucoup mieux.

- Alors, monsieur le sécheur, pourquoi me piques-tu donc ma place pour tes conneries ?
- Arf, tu veux un résumé ?
- Pourquoi pas.
- Cours de sport. Je me suis fait défoncé le cul hier soir et je ne suis pas vraiment apte à courir. C'est bon ?

Il a au moins une qualité, à part d'être mignon, c'est d'être honnête.

- Holà, que de sincérité. Alors... gay ?
- Toi aussi, non ? Tu crois que j'ai pas remarqué que tu m'observes depuis tout à l'heure ?

Il rit légèrement. Bordel, je suis grillé là.

- Bien vu. Bon je peux squatté à côté de toi ?
- Vas-y, inconnu. Assieds-toi donc.

Il a un air naturellement... supérieur. D'un côté c'est le genre de gars qui me tape sur les nerfs, et d'un autre je ne sais pas... il m'intrigue. Cet air qu'il se donne me donne l'impression qu'il a quand même un côté pervers et fragile.

- Matthéo, c'est comme ça que je m'appelle.
- Je me doute, c'est pas comme si le prénom de ton voisin m'avait intéressé.

Je ris. Il a vraiment de la répartie, j'aime bien.

- La politesse fait que tu dois me dire le tien.

Il me lance un regard qui voudrait dire ''t'es vraiment trop con''.

- La politesse n'est pas mon fort. Alors pourquoi je l'appliquerai ?
- Je ne sais pas. Mais bon même si tu me le dis pas je m'en fous. C'est pas comme si on allait se reparler de toute manière.

Je mens. En fait l'identité de cet inconnu ne m'ai pas égale. J'aimerai vraiment savoir. Mais quelle tête de mule tout de même. Bordel, pourquoi on continue de parler ? Je suis sûr qu'on a absolument rien en commun. Il est mignon, il a de la répartie, mais c'est un prétentieux qui est, je suis sûr, pourri gâté. Bref... un connard blond, quoi.

- T'as encore quelque chose à dire ?

Je ne sais pas, je pose une question qui ne sert complètement à rien. Mais en vérité, j'ai quand même un espoir pour qu'il engage la conversation.

- Nan. Si c'est pour raconter des conneries ça sert à rien.
- D'accord.

Il m'a coupé l'herbe sous le pied. Je m'en fiche. Je ne le déteste pas mais je ne l'apprécie pas vraiment non plus pour le quart d'heure. Je crois que j'ai jamais eu autant envie de me scarifier. Je ne vais pas me louper ce soir, je crois. Je sens son regard sur moi. Les rôles ont changé apparemment. Qu'est-ce qu'il me veut ? C'est lui qui ne veut plus parler et ensuite il m'observe comme un voyeur.

- Tu sais que t'es plutôt mignon, en fait ?
- Je croyais qu'on devait plus raconter de conneries ?
- C'est vrai. Mais là je suis sérieux.
- Tant mieux. Je suis ton type ?
- Pas vraiment, t'es trop jeune pour moi.
- Oh ?

Il me regarde. Un air lubrique dans les yeux.

- Ouais, la trentaine me convient mieux.
- Des vieux, quoi.
- Ouais.

Non mais c'était quoi ça franchement ? On se raconte quoi là ? Qu'est-ce que j'en ai à faire de sa vie sexuelle ? Je pars complètement en dérision. Ça craint.

- Tu te taillades pas vrai ?

Je lui lance un regard effrayé, signe qu'il m'avait percé à jour. J'aurais dû tout de suite contester, mais je ne sais pas pourquoi je ne le peux pas.

- Comment ...
- Comment je le sais ?
- Oui.

Je n'aime pas beaucoup le ton sarcastique qu'il emploie. Je ne comprends plus rien, la situation m'échappe, et ça m'énerve au plus au point.

- Ce n'est pas très compliqué, pourtant. Déjà, qui mettrait des manches longues, alors qu'il fait 25 degrés à l'extérieur ? Ensuite, ton bracelet large, afin de tout cacher. Tu sais t'es pas le premier à avoir eu cette idée, mec.

Ce mec me connaît depuis une demie-heure à tout casser et il m'a déjà percé à jour. Je reste méfiant.

- Au passage, tu devrais faire comme tout le monde, et rester méfiant. Je ne suis pas gentil. Je suis sûr que tu l'as déjà remarqué. Je ne suis ni sympa ni même attentionné ou tout autre adjectif mielleux.

Ses yeux se perdent. Je le sens comme affligé par ce qu'il est. Je ne sais pas j'ai une poussée de pitié pour lui tout d'un coup.

- J'ai fait des choses que même toi tu te ne pourrais pas croire.
- T'es flippant comme mec.
- Je sais. Il vaut mieux que se soit comme ça.

Tout d'un coup il se lève.

- Je te rends ta place. Tu viens ici souvent ?
- Tous les jours pratiquement.
- Alors, on risque de se revoir. La prochaine fois enlève ton bracelet, ça sert à rien de cacher ça avec moi.

Il se retourne et commence à partir.

- Tu ne me méprises pas ?

Je pense l'avoir arrêté dans son élan.

- Je devrai ?

Il me sourit. Un sourire franc qui m'étonne. Bordel, ce mec est lunatique.

- Je ne sais pas, tout dépend de toi.
- Et bien, si tu fais ça c'est que tu as une bonne raison, non ? Je veux dire, te créer une douleur sur ton propre corps que peut-être d'autres personnes ne pourraient pas supporter, c'est pour en oublier une autre encore plus grande, non ? Il n'y a rien de méprisable là dedans. C'est juste triste, surtout pour un gars aussi mignon que toi. Je ne peux pas te mépriser, mais si tu savais pour moi je te permettrai de me mépriser par contre.
- C'est pas sûr.
- Jusque maintenant je n'ai jamais eu beaucoup d'amis. Je te laisse faire la déduction.

Il me sourit de nouveau.

- Allez, à plus.

Il reprend sa route et je m'adosse au mur en fermant les yeux. Je suis heureux. Il se retourne.

- Au fait, moi c'est Killian.

Il reprend sa marche et je le vois partir. Killian... Comment ce mec que je connais depuis une demie-heure à peine, a pu me dire ce que j'attendais d'entendre depuis tout ce temps ? Pourquoi me comprend-t-il aussi bien ? Suis-je si prévisible ? Ce gars reste un mystère pour moi que je compte bien résoudre.




Un chapitre trois, posté assez rapidement, sur la demande incessante de ma frimousse liégoise u____u Mais comme je suis sûre qu'il faisait des yeux de biche... j'ai pas pu résister mdr ! Bonne lecture à vous !

Sly
•◘• Heart Sorrow •◘•

# Enviado el lunes 06 de julio de 2009 16:34

Modificado el lunes 06 de julio de 2009 16:51

•◘• Heart Sorrow •◘•

Chapitre 4 : Killian : Une touche de confidence et une de confiance.



''Qu'est-ce que tu fous encore dehors à deux heures du matin ?'', ça c'est ce que tout le monde me dit tout le temps. Mais j'ai pas envie de rentrer. En plus il commence à pleuvoir, j'adore ça. J'ai trouvé un nouveau coin où traîner en plus. Un super squat en plein milieu d'un parc, en fait c'est dans un petit parc pour enfant mais les jeux me donne un endroit où rester pour une nuit. La nuit est claire, franchement qui préférerait dormir dans un moment pareil. Je préfère la lune, et les étoiles.

- Putain, mais tu me suis partout, toi.

Cette voix là, je la connais. Pas bien, mais elle me dit quelque chose.

- Bordel, Matthéo, je suppose ?
- Ouais, t'as décidé de me piquer tous les endroits où je squatte ?
- Bah écoute t'es pas tout seul dans ce monde, t'as pas de famille ? Pas de maison ?
- Tu me prends pour Peter Pan ou quoi ? Je suis pas un enfant perdu, mec. J'ai pas envie de rentrer, mon père croit que je suis chez un ami, seulement des amis ... disons que j'en ai pas vraiment alors...
- Un alone quoi ...
- Tu peux parler.

Il se marre ce crétin. Franchement ce mec, il lui manque une case. Je sais pas ce qu'il a mais il est vraiment trop bizarre.

- Bah assieds toi maintenant que t'es là.

Ce con, est allé se foutre tout en haut d'un jeu allongé comme un con à regarder les étoiles. Je monte quand même le rejoindre. Il est con mais je le trouve quand même sympa.

- T'es pas franchement habillé, pour un mec sortant la nuit.
- Nan je sais. Mais bon des fringues j'en avais pas vraiment besoin en fait. J'étais censé rentrer chez moi à la base mais bon j'ai préféré faire un détour par ici.

Je m'assois à côté de lui. Son air de contentement me donne envie de rire. Il est vraiment heureux avec un rien. Il me regarde attentivement, je sais pas ce qu'il a mais ça fait bizarre de se sentir observer comme ça.

- Quoi ?

Je suis un peu agressif mais je ne sais pas ce qu'il me veut, ça commence à me souler.

- Je ne savais pas que t'étais comme ça.
- Comme ça quoi ?

Il m'agace ce mec, qu'est-ce qu'il essaye de me dire à la fin ?

- Le genre masochiste, regarde tes poignets, t'as encore les traces.
- Ah...ouais. Enfin moi comparé à certaines personnes je n'essaye pas de les cacher tu vois.

Et un point pour moi. Il baisse la tête, signe de mécontentement. Je sais que ça lui a fait mal, mais je m'en fiche. Je ne lui dois rien de tout façon.

- Non mais je me moque de ce que tu fais.

Et il me dit ça naturellement. L'envie de lui répondre un ''bah encore heureux'' et très tentante.

- Mais je ne comprends pas pourquoi un mec comme toi veut se faire du mal.
- Bah et toi ? Je pourrais dire la même chose. Pourquoi tu te taillades, tiens ?
- Pour oublier.
- Bin c'est la même chose pour moi.

Il a l'air surpris. Tant mieux. Je ne sais pas pourquoi mais l'attention qu'il a sur moi me plaît. J'aime bien qu'il m'observe ou qu'il essaye de découvrir des trucs sur moi. Je l'aime peut-être bien finalement.

- En fait, quand je t'ai dis que je n'ai ni gentil ni attentionné, ce n'est pas vraiment ça le problème. Le fait est que je suis un meurtrier...

Je le vois faire de grands yeux. Réaction normale après tout.

- J'avais six ans, mon père et moi on était dans la voiture, on revenait d'être allés faire des courses. Je me souviens avoir piqué une crise parce qu'il n'avait pas voulu m'acheter une saloperie de sucette. Et... je l'ai distrait, il a regardé ailleurs que sur sa route, il a lâché le volant pour me calmer et... on a fait un tonneau sur la route, je ne me rappelle pas comment c'est arrivé, mais c'est arrivé. Mon père est mort sur le coup, moi je n'avais qu'un gros bleu sur mon genoux. Tu ne trouves pas ça ironique ? C'est moi le responsable et je n'ai absolument rien.

Je sens des larmes couler sur mes joues. C'est pas possible, je pleure et devant lui en plus. J'enroule mes bras autour de mes jambes et je mets ma tête dedans. J'ai toujours fait ça. Ça me calme. Il baisse la tête.

- Pourquoi tu me racontes tout ça ? Tu sais... je parais peut-être gentil, mais je ne le suis pas vraiment, moi non plus. Je ne suis pas quelqu'un de bien non plus, tu ne peux pas attendre de moi du réconfort. Et même si j'essayais, mes mots seraient dénués de sens. Je suis aussi dépressif que toi, je te rappelle.
Je ne sais pas vraiment pourquoi je t'ai raconté ça, mais je t'aime bien en fait.

Il me regarde bizarrement. Nous sommes vraiment très proches. Je peux même observer ses yeux, bleus... mais comme avec des petits traits verts. Je l'attrape par le col de son t-shirt et je le rapproche de moi.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Il reste de calme, c'est assez étonnant. J'aurais cru qu'il m'aurait déjà frappé. Pour répondre à sa question, je l'allonge sur moi et je l'embrasse fougueusement. Je le sens résister au début et puis il se laisse entraîner dans la tentation. Comment en est-on arrivés là déjà ? Je ne le sais plus. Mais je pense que j'ai trouvé, non pas le mec idéal, mais mon égal. Quelqu'un qui peut me comprendre. Je ne sais même pas pourquoi mais ce mec, que je connais à peine, m'apaise. Maintenant, je pense qu'il apprécie déjà un peu plus notre baiser. Je le relâche de mon emprise.

- Dis-moi, ce pourrait-il que tu m'aimes ?

Il me demande ça si calmement que je ne peux pas m'empêcher de rire.

- Aimer d'amour ? Je ne sais pas ... je sais jusque que je ''t'aime bien''. C'est déjà ça non ?
- Ouais... C'est quoi la suite des évènements ?

Que veut-il dire par là ? Je me le demande ...

- Quoi ? Tu veux qu'on baise ?

Il devient rouge écrevisse, comme c'est mignon.

- C'est ça ?
- Non.. Enfin... Je ne sais pas. Tu m'as embrassé, qu'est-ce que tu attends de moi ?
- Reste avec moi, c'est tout ce que je te demande.

Je me lève et lui tend la main qu'il attrape prestement.

- On va chez moi.

Il me fait de grands yeux ébahis. Je descends du jeu, il me suit. Je prends le chemin pour aller chez moi, lui toujours sur mes pas. Je lui tends la main de nouveau, il la prend et ne la lâche plus.

- On peut nous voir.
- J'emmerde les autres, c'est là toute la différence entre les gays qui se cachent et moi. Si tu ne peux pas assumer alors nous deux... C'est pas la peine.
- Ok.

J'ai cru qu'il lâcherait ma main, mais non il la tient toujours aussi fermement. Cela promettait d'être intéressant, vraiment très intéressant.




Un chapitre 4 en ligne !! Et oui ^^ Mais bon je vous préviens que maintenant ce sera moins rapide puisque les chapitres suivant ne sont pas encore écrits n'est-ce pas ... il faut que les idées viennent mdr
Bonne lecture ! Et merci de venir sur mon blog (K)


Sly'
•◘• Heart Sorrow •◘•

# Enviado el miércoles 08 de julio de 2009 16:07

•◘• Heart Sorrow •◘•

ATTENTION ! Ce chapitre contient une relation entre homme explicite !!! Si vous ne voulez pas être choqué par cela, il existe une croix en haut et à droite ! MAIS pour ceux qui veulent lire ^^ Je vous souhaite une bonne lecture ^^



Chapitre 5 : Matthéo : Peut-être toi...


Pourquoi je le suis ? Je me le demande. Mais en attendant on est chez lui. Enfin devant sa porte d'entrée. Ça fait un peu flipper pour le coup. Franchement je me demande pourquoi je suis là. Il ouvre. Franchement il prend son temps. Il exagère. Mon c½ur bat vite, je me sens pas très bien. J'ai des sueurs froides. À ce train là, je vais faire un malaise.

- Vas-y, entre.

Et c'est qu'il ne donne pas d'ordre en plus. Ce mec me blase et pas qu'un petit peu. Déjà, il m'a embrassé, je ne sais même pas pourquoi. Et apparemment, c'est lui qui décide de tout. Embrasser, baiser... Vraiment tout quoi. J'aime pas ça. J'aime pas ça du tout.

- Installe toi dans le fauteuil, juste là. Je reviens. Tu veux un truc à boire ?
- Non, ça va aller merci.
- Sûr ?
- Ouais.

Je m'assois. L'envie de me barrer pendant qu'il ne regarde pas me vient à l'esprit. Après tout, c'est plus que faisable comme échappatoire.

- Au fait, hésite pas. Pose tes affaires où tu veux, je m'en fiche. Ça gêne pas.

Sa voix est un peu lointaine. J'ai du mal à me l'avouer. Mais... Ce gars me plaît vraiment. Je ne suis pas amoureux de lui, certes, mais j'en suis en bonne voix. Je ne sais pas il m'attire. Quoi que je fasse, en ce moment je pense à lui. Peut-être est-ce ma personne ? Celle qui pourra me comprendre n'importe quand ? J'en sais rien. Avec quoi je me prends la tête sérieusement, si ça doit devenir un peu sérieux ça le deviendra, pour l'instant on est là. On avisera par la suite. Si ça se trouve, je ne suis qu'un coup d'une nuit pour lui. Même dans cette situation ça me conviendrait. Je le vois revenir. Torse nu. Il est plutôt bien bâti. Je vois qu'il a un tatouage sur son torse, pas très grand. Un tatouage aussi sur l'avant bras, au poignet, un tribal. Très bien dessiné d'ailleurs.

- C'est moi qui ai fait le modèle.
- Bravo, c'est une réussite.
- Merci.

Il me fait un de ces sourires qui pourrait vous faire fondre si il était adressé à quelqu'un d'autre que moi. Puisque moi je suis assez ... froid. Mais il me fait de l'effet, c'est indéniable. Je regarde plus attentivement. Il a des abdos, pas trop énormes, ni trop petits. Comme je les aime en fait. Je lève un peu plus la tête.

- Ça va, tu apprécies ce que tu vois ?

Je sais très bien qu'il l'a fait exprès de revenir ainsi. Je ne suis pas totalement idiot non plus.

- Tout à fait. Par contre, un anneau sur le téton gauche, ça fait un peu trop gay ça ?

Il rit. Sérieusement, je crois que je pourrais tomber amoureux de ce mec. Putain, mais à quoi je pense franchement.

- On ne l'est jamais assez, je m'affirme et je m'assume. En plus, généralement ça plaît à tous les gars, même les hétéros.
- Ah, parce que tu baises aussi avec des hétéros, toi ?

Ce mec est vraiment un cas désespérant.

- Bien sûr, ne crois pas qu'ils résistent longtemps. Un peu de douceur, et une phrase genre ''Fais comme si tu était avec une fille'' et c'est les premiers à t'enfiler. T'inquiète pas pour eux, les hétéros sont tous quasiment des bi refoulés, c'est déprimant. Enfin bref assez parlé de moi. Tu allais vraiment dormir sur ce jeu toute la nuit ?
- Bien sûr.
- T'es vraiment grave comme mec.
- C'est toi qui me dit ça ? Donc toi tu vis tout seul ?
- Ouais, ma mère... j'ai du mal à la supporter en fait. Donc je préfère faire bande à part, tu vois. Mais bon, elle habite pas vraiment loin donc c'est pas comme si j'étais seul au monde non plus. Même si je préférerais que ce se soit le cas.

Killian peut vraiment faire flipper. Je ne sais pas, quand je lui parle je me sens comme... comme si j'étouffais. Je ne sais pas comment c'est faisable mais c'est l'effet qu'il me fait.

- Et pourquoi tu voulais pas rentrer chez toi au fait ? Un soucis avec ton père ?
- Non, pas particulièrement. Juste que des fois j'aime être seul, et réfléchir.
- Ouais... c'est un peu loupé pour ce soir, je crois, non ?
- A qui la faute.
- Et ta mère ?

Pas de réponse, je me contente de serrer le poing. Quand on parle d'elle j'ai tendance à m'énerver, je crois qu'il l'a remarqué.

- Je m'en moque en fait. Là, maintenant, j'ai juste envie de baiser, allons au lit.
- Tu es bien direct.
- Ouais, mais j'aime ça.

Il me prend par la main et m'entraîne vers son lit. Après tout il vit que dans un trois pièces. Je le sens poser sa main avec douceur sur ma joue. C'est bizarre venant de lui. Il m'embrasse, presque tendrement. Je réponds à son baiser. Puis tout d'un coup il me pousse sur le lit pour me grimper dessus. Je le repousse, pas tendrement.

- Ça te blesse dans ta fierté, de te faire monter par un autre mec ?
- Non, c'est pas...
- Alors, c'est ok pour moi, prends le dessus, jeune homme.

Nous renversons les rôles et je suis au-dessus de lui. Son visage s'offrant à moi. Ses cheveux blonds retombant fougueusement sur son visage et une partie sur l'oreiller. Je me penche vers lui et l'embrasse. Il passe sa langue dans ma bouche, je sais ce qu'il cherche à faire. Il veut m'aguicher. Mais... Cette technique n'est pas vraiment utile. Je suis déjà plus que chaud et ce, depuis un moment déjà. Il rompt mon baiser.

- Tu peux me faire ce que tu veux, même faire comme si tu étais avec une fille.
- Ta fameuse phrase, hein. Sache que les filles je les déteste.
- Oh, alors se pourrait-il que tu sois encore puceau ?

Je le repousse. Je rougis violemment, je le sens. Toute envie était redescendu d'un coup. J'ai envie de m'en aller, je me lève et pars pour prendre mon sac et ma veste.

- Mais, et oh tu vas où comme ça ?
- J'en sais rien, fous moi la paix.
- Faut pas se vexer pour si peu. J'aime les puceaux tu sais.
- Puceau, puceau... ARRETE AVEC ÇA ! Connard !
- Ne commence pas à m'insulter... Franchement sortir en pleine nuit, c'est dangereux tu sais.
- Je m'en fous.
- Reste dormir, seulement dormir, ok ?

Je médite, je sais pas si ce gars est sérieusement digne de confiance pour le coup. Après tout on allait baiser juste à l'instant. Il me fait son regard de chien battu. C'est quoi de cette technique de persuasion ? Je me lève, j'enlève mon pantalon mais je laisse mon t-shirt. Je ne dors jamais sans. J'ouvre la couette et m'allonge dans le lit, je me cache et je me tourne vers le mur. Ainsi, je ne le vois plus. Je n'ai plus envie de le voir, j'ai un peu honte pour le moment alors il ne vaut mieux pas que je le regarde dans les yeux.

- Pourquoi tu dors avec un t-shirt ? Tu as froid ?
- Ça ne te regarde pas.
- Très bien, ne te fâche pas. Je veux juste... en savoir plus sur toi.
- Il n'y même pas cinq minutes tu as dit que tu t'en fichais, alors laisse moi tranquille.
- Ok...pas de...

Il est coupé dans son élan par sa sonnerie de téléphone. Il décroche, je crois bien que c'est un mec qui l'appelle. De toute manière qui ça aurait pu être d'autre avec lui ?

- ... Non, je ne reviendrai pas ce soir, je ne suis pas là pour venir te servir de trou quand t'as envie de te vider, mec. De toute manière, je ne reviendrai pas te voir, j'ai trouvé quelqu'un d'autre, plus jeune et beaucoup mieux foutu que toi. Alors sur ce, salut.

Je pique un fard et je l'entends raccrocher. J'entends le froissement de ses vêtements et le bruit presque silencieux de leur chute sur le sol. Il entre dans le lit. Bizarrement je me sens mal, j'aurais vraiment dû rentrer chez moi, je crois que je ne vais pas dormir beaucoup... Il se presse contre moi, et passe un bras autour de moi, presque avec possessivité. Je n'aurais jamais cru qu'un peu de douceur comme celle-là pouvait faire autant de bien.

- Bonne nuit, Matthéo.

Il m'embrasse dans le cou. Il me serre contre lui. Pourquoi est-il si gentil tout d'un coup ? Où est passé le mec totalement masochiste qui voulait juste baiser quelques instants avant ?

Je l'entends dormir doucement. Ces cheveux caressent mes épaules. Je suis à moitié tétanisé. Je ne peux pas fermer l'½il dans des conditions pareilles. Je décroche lentement son bras de moi, il remue doucement je me tourne vers lui, le mur n'est plus intéressant du tout, et je repose son bras sur moi. Il est tellement beau lorsqu'il dort. J'observe ses longs cils noirs et ses paupières closes me cachant ses beaux yeux bleus. Je continue de le regarder, je crois que je ne m'en lasse pas. Mais ce mec est tellement chiant, putain ... quelle prise de tête. Je voulais le toucher et je n'ai pas osé. Je me retourne de nouveau vers le mur et je regarde mon poignet. Je sens Killian bouger et se rapprocher de moi. Son ventre me touchant... je sens quelque chose de dur au niveau de mes fesses.

- Matthéo... Comme tu m'as réveillé, pourrais-tu m'aider pour ceci ?

Comme pour accompagner sa parole, il presse son entre-jambe contre mes fesses. Je me retourne vers lui et il me regarde dans les yeux.

- Tu as le sommeil léger, n'est-ce pas ?

Je lui dis ça le plus naturellement du monde. Il ne devait pas beaucoup dormir, pour s'être réveillé aussi vite.

- Oui, en effet.

Il me regarde. Et affiche un sourire sarcastique pour me dire :

- Je vois qu'au niveau de ton boxer, tu as autant besoin d'aide que moi...

Et c'était le cas en effet. Ce mec me faisait bander. Bordel, c'est dans ces moments là qu'on préférerait être une fille. Je rougis comme une fillette. Il me caresse la joue.

- T'es trop mignon. Au fait Matthéo... Je constate que tu n'as pas mis ton bracelet ?
- Non...
- Fais moi voir tes cicatrices ...

Je lui tends mon bras, il regarde avec attention et commence à lécher lentement et avec sensualité mon poignet. Puis il arrête et m'embrasse, avec passion presque. Puis je sens sa main entrer sans permission dans mon caleçon. Bordel... Il me touche, ça fait vraiment du bien... Je connais cette sensation, tous les mecs de mon âge la connaisse. J'ai un soubresaut, il commence à me branler lentement. Je soupire de satisfaction. Il prend ma main et me dirige vers son caleçon. Je comprends bien vite ce qu'il veut. Je le touche à mon tour et je regarde ce qu'affiche son visage. Il ouvre la bouche pour laisser échapper un soupir de plaisir. Je commence à le branler à mon tour. Je connais la technique et je lui fais ce que je connais. Ce que je me fais à moi-même certains soirs lorsque je m'ennuie. Ce que l'on fait maintenant... C'est encore... un peu innocent. Tous les mecs se branlent, peut-être pas collectivement, mais ils le font. Je le sens accélérer le rythme et me branler plus fort, je fais de même chez lui. Il pose sa tête contre moi. Putain, il est doué. En plus il aura obtenu ce qu'il veut... enfin presque. Je ne l'aurais pas baiser pour ce soir.

- Putain Matthéo t'es trop bon...
- Je pourrais dire de même pour toi.

Nous nous embrassons de nouveau. Je sens mon corps frissonner je ne vais pas tarder à venir.

- Je vais jouir...
- Moi aussi, vas-y.

Mon corps tremble et je jouis dans sa main et lui dans la mienne. Putain, quoi que je puisse dire, c'était vraiment trop bon. Je me penche vers lui et l'embrasse.

- T'as pris l'initiative, c'est bien la première fois.
- Je sais... Je suis fatiguée.
- Moi aussi. Bonne nuit.
- Bonne nuit.

J'ai les paupières lourdes d'un coup. Je sens que Morphée m'appelle. Je tombe lentement dans les limbes du sommeil et avant de sombrer totalement j'entends une voix ''Je te protégerai, c'est promis... ''. Était-ce Killian ou simplement mon imagination ? Si c'était Killian... alors ça voudrait dire que je n'étais pas seulement le coup d'une nuit... C'est avec cet espoir que je m'endors.




Alors ? Avez-vous aimé ? Pour les fan de yaoi je l'espère ^^ Un gros bisous un ma frimousse liégoise ! Qui me pousse à écrire et je le remercie =D Un gros Bisous à ceux qui lisent et ... je vais maintenant me mettre sérieusement au chapitre 6 xD Meci ^^

Sly'




•◘• Heart Sorrow •◘•

# Enviado el viernes 10 de julio de 2009 08:16

Modificado el viernes 10 de julio de 2009 08:29